Les villes les plus ensoleillées de France se situent sur le littoral méditerranéen. Marseille affiche la valeur annuelle moyenne la plus élevée de cette sélection (2 858 heures, source Météo Paris), devant Toulon (2 839 heures, période non précisée). Ces chiffres ne sont pas des mesures 2023. En 2023, Nice a enregistré 2 824 heures, Montélimar 2 510 heures, et Colmar, en Alsace, a dépassé 2 000 heures.

Les villes les plus ensoleillées de France

Le classement combine deux types de valeurs. Les valeurs 2023 sont des mesures d’une seule année. Les moyennes de référence sont calculées sur une longue période. Elles ne se comparent pas directement.

Mesures 2023

VilleHeures de soleil en 2023Référence disponible
Nice2 824 hNormale de 2 760 h
Montélimar2 510 hNormale de 2 441 h
ColmarPlus de 2 000 hAucune normale dans les données

Les données sont arrêtées au 15 décembre 2023. Nice et Montélimar dépassent chacune leur normale annuelle. Pour Colmar, la source indique seulement le dépassement du seuil de 2 000 heures.

Moyennes de référence

  • Marseille : 2 858 h par an en moyenne, avec un record de 3 111 h enregistré en 2017.
  • Toulon : 2 839 h par an (période non précisée par la source).
    • Littoral méditerranéen : environ 2 600 à 2 800 h par an, sur la période 1981-2010 (Marseille, Toulon et Nice affichent des valeurs un peu supérieures, sur des bases différentes).

Marseille occupe la première place sur la moyenne, tandis que Nice est la ville la plus ensoleillée du tableau 2023. Les deux classements ne portent pas sur la même période et doivent être lus séparément.

Les villes les plus ensoleillées de France

Combien d’heures de soleil par an en France ?

Les ordres de grandeur de référence s’expriment en normales 1981-2010, c’est-à-dire une moyenne calculée sur trente ans. Les deux zones extrêmes, données par Météo Paris, encadrent l’écart national :

ZoneOrdre de grandeur annuelPériode indiquée
Littoral méditerranéen2 600 à 2 800 hNormales 1981-2010
Bretagne et Cotentin1 400 à 1 600 hNon précisée dans la source

Les sources consultées ne donnent pas d’ordre de grandeur pour les zones intermédiaires. Pour une zone située entre ces extrêmes, il faut donc consulter directement les données de la station concernée.

Méthode de mesure comparable

Les mesures d’ensoleillement considérées comme comparables ne sont retenues qu’à partir de 1991, car la méthode de mesure a changé auparavant. Pour comparer des séries entre elles, il faut donc partir de 1991. La fiche ne précise pas comment les années antérieures à 1991 sont intégrées aux normales 1981-2010, ce qui limite l’usage de cette période au seul ordre de grandeur.

Record national de 2022

Selon Futura Sciences (données Météo-France, publié le 19 décembre 2023), 2022 est l’année la plus ensoleillée enregistrée en France, avec 2 698 h à Montélimar. Cette même année, Caen n’a enregistré que 2 016 h. L’écart de plus de 600 h entre ces deux stations illustre la dispersion d’une seule année, même dans un record.

Le Sud méditerranéen domine-t-il toujours ?

Le littoral méditerranéen est la zone la plus ensoleillée de France. En 2023, Montélimar, dans le couloir rhodanien, atteint 2 510 h, soit moins que Nice.

VilleHeures de soleilBase de comparaison
Marseille2 858 hmoyenne annuelle (Météo Paris)
Toulon2 839 hvaleur citée par Météo Paris, sans période précisée
Nice2 824 hannée 2023, normale de 2 760 h (Futura Sciences, données Météo-France)
Montélimar2 510 hannée 2023, normale de 2 441 h (Futura Sciences, données Météo-France)

Marseille affiche la valeur la plus élevée de cette sélection, avec 2 858 h par an en moyenne et un record de 3 111 h en 2017. Nice, elle, est comparée à une seule année, 2023. Les deux chiffres ne reposent donc pas sur la même base, et l’écart de 34 h entre elles ne doit pas être lu comme un classement strict.

En 2023, Nice dépasse sa normale de 64 heures. Montélimar, située dans le couloir rhodanien, dépasse la sienne de 69 heures. Son total reste inférieur de 314 heures à celui de Nice, mais son excédent par rapport à la normale est supérieur. Montélimar a un total inférieur à celui de Nice mais un excédent un peu plus fort par rapport à sa normale. Une seule station ne permet pas de conclure pour tout le couloir rhodanien.

Nord et Ouest : des écarts plus faibles qu’on ne croit

Le contraste entre le Nord-Ouest et le Sud est souvent présenté comme net, mais les écarts entre villes de l’Ouest et leurs propres normales restent modestes. En 2023, Poitiers et Caen ont tous deux dépassé leur normale, ce qui indique une année plus ensoleillée que la référence pour ces deux stations.

VilleHeures de soleil 2023NormaleÉcart
Poitiers1 996 h1 940 h+56 h
Caen1 826 h1 745 h+81 h

Selon les données Météo-France relayées par Futura Sciences, ces deux villes se situent donc au-dessus de leur propre référence, sans être pour autant parmi les plus ensoleillées du pays.

Le même territoire présente en revanche des valeurs très différentes selon la façade. Les données Météo Paris donnent pour l’Ouest :

  • La Rochelle : 2 105 h, soit la valeur la plus élevée de cette zone ;
  • Biarritz : 1 887 h ;
  • Nantes : 1 792 h.

La Bretagne et le Cotentin constituent le bas du classement, avec environ 1 400 à 1 600 h par an. L’écart avec La Rochelle atteint donc environ 500 à 700 h, mais il s’agit de valeurs de référence Météo Paris, à ne pas confondre avec les écarts à la normale de 2023.

Comparer les villes entre elles est donc utile, mais il faut toujours le faire à partir d’un même repère. La fiche ne précise pas la période de référence de la fourchette bretonne, contrairement aux normales de Poitiers et Caen, ce qui limite la comparaison directe.

Nord et Ouest : des écarts plus faibles qu'on ne croit

Le soleil progresse-t-il dans le Nord-Est ?

La fiche ne couvre que deux villes de l’Est et une seule année : Strasbourg et Colmar, en 2023. Les chiffres sont donnés au 15 décembre 2023 et permettent de mesurer un écart à la normale pour Strasbourg, mais pas pour Colmar.

  • Strasbourg : 1 864 h d’ensoleillement en 2023, pour une normale de 1 747 h, soit 117 h au-dessus de la normale.
  • Colmar : plus de 2 000 h de soleil en 2023.

Le dépassement de la normale n’est établi que pour Strasbourg. Pour Colmar, on sait seulement que le seuil de 2 000 h est franchi, sans normale de comparaison. Pour Colmar, dire « 100 h au-dessus » ou « 200 h au-dessus » reviendrait à inventer une donnée.

Ces résultats ne permettent pas de conclure à une progression de l’ensoleillement dans le Nord-Est. Deux limites s’appliquent :

  • Deux villes seulement pour une région entière. Strasbourg et Colmar ne représentent pas l’ensemble du Nord-Est.
  • Un total au 15 décembre. Avant de citer ces heures comme total annuel, vérifier si la période couvre bien toute l’année civile.

Pour trancher entre une année exceptionnelle et une tendance, la méthode consiste à comparer chaque année à la normale de la même station, puis à répéter l’exercice sur plusieurs années consécutives. Si l’écart reste positif sur la série, une tendance est plausible ; s’il alterne avec des années négatives, il s’agit probablement de variations annuelles.

Comment lire les chiffres d’ensoleillement

Un total annuel d’heures de soleil ne dit pas, à lui seul, si une année a été ordinaire. Pour l’interpréter, on le compare à une normale : une valeur de référence calculée sur une longue période. La fiche de données fournit ces normales pour plusieurs villes.

Calculer l’écart en heures

Le calcul de base est une soustraction :

écart (h) = heures observées − normale

Avec les données de 2023 (arrêtées au 15 décembre) :

VilleHeures observéesNormaleÉcart (h)Écart (%)
Strasbourg1 8641 747+117+6,7 %
Caen1 8261 745+81+4,6 %
Montélimar2 5102 441+69+2,8 %
Poitiers1 9961 940+56+2,9 %
Nice2 8242 760+64+2,3 %

Passer à l’écart en pourcentage

Pour comparer des villes dont les niveaux de référence diffèrent, on calcule l’écart en pourcentage :

écart (%) = écart (h) ÷ normale × 100

Un écart de 64 h n’a pas le même poids à 2 760 h (Nice) qu’à 1 745 h (Caen). Ainsi, Nice est au-dessus de sa normale de 2,3 %, tandis que Strasbourg dépasse la sienne de 6,7 %.

Une année exceptionnelle ne fait pas une tendance

La fiche présente 2022 comme l’année la plus ensoleillée enregistrée en France, avec 2 698 h à Montélimar et 2 016 h à Caen. En reprenant les normales du tableau, cela représente environ +257 h (+10,5 %) pour Montélimar et +271 h (+15,5 %) pour Caen.

Pour dégager une tendance, il faut examiner plusieurs années consécutives, sur des séries comparables. La fiche indique que les mesures ne sont considérées comme comparables qu’à partir de 1991, en raison d’un changement de méthode antérieur.

Soleil et choix de ville : ce qu’il faut croiser

Une durée d’ensoleillement élevée ne suffit pas à départager deux villes. Trois autres variables modifient le confort réel au quotidien : les températures, la pluviométrie et le prix d’achat. Une ville très ensoleillée peut être plus chaude en été, plus humide ou plus chère que ce que le seul nombre d’heures laisse supposer. Le croisement se fait donc par paires, en gardant la même station et la même période de référence.

Les relations à vérifier sont les suivantes :

  • Ensoleillement et températures : un ensoleillement élevé associé à des températures estivales fortes change l’usage du logement (ventilation, protection contre la chaleur, ouverture des fenêtres). Il faut lire les températures moyennes de la station Météo-France la plus proche de la commune visée.
  • Ensoleillement et pluviométrie : deux villes à durée d’ensoleillement proche peuvent avoir des régimes de pluie très différents. Le cumul annuel et le nombre de jours de pluie donnent une image plus fidèle de la sensation de soleil.
  • Ensoleillement et prix immobilier : le prix au mètre carré se calcule à partir des données DVF, publiques, qui recensent les ventes déclarées.
CroisementQuestion à poserOù vérifier
Soleil et températuresLes pics estivaux sont-ils compatibles avec le logement visé ?Station Météo-France de référence
Soleil et pluieLe cumul de pluie réduit-il l’avantage d’ensoleillement ?Même station, même période
Soleil et prixLe prix au m² reste-t-il dans le budget pour la même surface ?Base DVF, filtrée par commune

Pour la méthode de réduction à trois villes, procéder en entonnoir :

  1. Éliminer les communes dont la durée d’ensoleillement ne correspond pas au critère retenu.
  2. Éliminer celles dont le prix médian au m² dépasse le budget, pour un type de bien identique (appartement ou maison).
  3. Éliminer celles dont les températures ou la pluviométrie ne conviennent pas à l’usage visé.
  4. Conserver trois villes maximum avant de comparer les services (écoles, santé, transports).

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