En France, la moyenne nationale d’espaces verts est de 48 m² par habitant, selon le Palmarès des villes vertes 2017 réalisé par l’Unep et Hortis et relayé par L’ADN le 15 mars 2017. Ce chiffre sert de repère pour situer une commune. Il ne décrit pas chaque ville, dont les valeurs s’écartent fortement de cette moyenne. Il date cependant de 2017, et aucune moyenne nationale plus récente n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Combien d’espaces verts par habitant en France ?
La moyenne nationale de 48 m² par habitant est le seul indicateur national disponible dans les données vérifiées. Il se lit ainsi : pour chaque habitant, environ 48 m² d’espaces verts, soit un carré d’environ 7 m de côté.
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Moyenne française | 48 m² par habitant | Palmarès des villes vertes, Unep et Hortis |
| Année de publication | 2017 | Palmarès des villes vertes, Unep et Hortis |
| Publication relayée | 15 mars 2017 | L’ADN |
Trois points limitent l’usage de ce chiffre :
- Le périmètre de calcul n’est pas détaillé dans la fiche pour la moyenne nationale. Les valeurs publiées pour certaines villes excluent des surfaces spécifiques, comme les terres agricoles ou les forêts, ce qui montre que les résultats changent selon les critères retenus.
- La source relayée est L’ADN. Le détail méthodologique se trouve dans le rapport d’origine de l’Unep et Hortis, et non dans l’article de presse.
- L’ancienneté : une comparaison avec des données récentes suppose de vérifier qu’une publication plus actuelle existe.
Pour comparer une commune à la moyenne nationale :
- Récupérer la surface d’espaces verts publiée pour la commune, avec sa date et son périmètre.
- Calculer le ratio : surface d’espaces verts (m²) ÷ population (habitants).
- Comparer le résultat à 48 m², uniquement si les deux chiffres reposent sur le même périmètre et la même année.

Les villes françaises les plus vertes
Le Palmarès des villes vertes 2017, réalisé par l’Unep et Hortis et relayé par L’ADN le 15 mars 2017, publie des valeurs d’espaces verts par habitant pour trois villes : Strasbourg, Angers et Nantes. La source n’attribue à ces trois villes aucun rang numéroté. Les chiffres ci-dessous sont donc des valeurs publiées, et non un classement.
| Ville | Valeur publiée | Condition indiquée dans la source |
|---|---|---|
| Strasbourg | environ 116 m² par habitant | hors surfaces agricoles |
| Angers | près de 100 m² par habitant | hors forêts |
| Nantes | 37 m² par habitant | aucune exclusion mentionnée |
Strasbourg présente la valeur la plus élevée des trois, avec environ 116 m² par habitant. Angers en compte près de 100 m², soit une quinzaine de mètres carrés de moins, en tenant compte de l’arrondi. Nantes se situe nettement plus bas, avec 37 m² par habitant, soit environ 79 m² de moins que Strasbourg. C’est l’écart le plus large entre les trois villes.
Pour une recherche de logement, ce chiffre indique le niveau de végétation rapporté à la population totale. Il ne dit rien de la répartition des espaces verts entre centre et périphérie : une moyenne communale peut masquer des quartiers très bien dotés et d’autres presque dépourvus de parcs.
Paris, Lyon, Marseille : quel écart ?
Dans le classement mondial de 50 villes établi par Travelbird, Marseille occupe le 11e rang avec 111,77 m² d’espaces verts par habitant. Paris se classe 45e et Lyon 47e. Les trois villes figurent donc au classement, mais à des positions très éloignées : Paris est 34 rangs derrière Marseille, Lyon 36 rangs derrière, et Paris ne devance Lyon que de deux places.
| Ville | Rang sur 50 | Écart avec Marseille (en rangs) |
|---|---|---|
| Marseille | 11e | 0 |
| Paris | 45e | 34 |
| Lyon | 47e | 36 |
Un écart de rang ne se traduit pas en mètres carrés. La fiche ne fournit la surface par habitant que pour Marseille. Pour Paris et Lyon, elle ne donne ni le nombre de m² par habitant ni la différence réelle avec Marseille. Il est donc impossible d’établir l’ampleur de l’écart en m². Le rang indique seulement l’ordre de classement.
Le périmètre explique une partie du classement. Le calcul de Travelbird inclut les forêts, les terres agricoles, les vignobles et les golfs, en plus des espaces verts urbains. Un rang élevé mesure donc des surfaces de nature au sens large, et non la quantité de parcs ou de jardins accessibles aux habitants.
Pourquoi les chiffres diffèrent-ils d’une source à l’autre ?
Le Palmarès des villes vertes 2017 (Unep et Hortis) et le classement Travelbird de 50 villes ne reposent pas sur le même périmètre de calcul, ne donnent pas le même type de résultat et ne précisent pas la même année de référence. Leurs valeurs en m² d’espaces verts par habitant ne sont donc pas comparables entre elles.
| Critère | Palmarès des villes vertes 2017 (Unep et Hortis) | Classement Travelbird (50 villes) |
|---|---|---|
| Date de publication | 2017-03-15 (relayé par L’ADN) | 2018-05-05 (relayé par Futura-Sciences) |
| Périmètre | Hors surfaces agricoles (Strasbourg) ; hors forêts (Angers) | Inclut forêts, terres agricoles et vignobles |
| Résultat publié | Valeurs en m²/habitant, sans rang numéroté | Rang numéroté, par exemple Marseille 11e |
| Année de référence des données | Non précisée dans la fiche | Non précisée |
Un périmètre de calcul différent
Le Palmarès exclut certaines catégories selon la ville : les surfaces agricoles pour Strasbourg (environ 116 m² par habitant), les forêts pour Angers (près de 100 m²). Travelbird, lui, agrège forêts, terres agricoles et vignobles. Un même territoire peut donc afficher une valeur plus élevée dans un calcul qui intègre davantage de surfaces. Le chiffre mesure alors une notion différente de l’« espace vert urbain » au sens courant.
Un format de restitution différent
Le Palmarès 2017 donne des valeurs pour Strasbourg, Angers et Nantes (37 m²), mais aucun rang numéroté. Travelbird classe Marseille 11e avec 111,77 m² par habitant, Paris 45e et Lyon 47e. Le rang Travelbird ne permet donc pas de conclure qu’une ville est « mieux placée » qu’une autre dans le Palmarès, puisque ce dernier ne classe pas les villes.
Une année de référence imprécise
Pour Travelbird, la fiche ne précise pas l’année des données, seulement la date de l’article (2018). Pour le Palmarès, la date de publication est 2017, mais la date des données n’est pas indiquée non plus. Deux classements publiés à quelques mois d’écart peuvent donc s’appuyer sur des millésimes différents, et l’écart entre eux peut refléter une évolution réelle ou un simple décalage de source.
Méthode pour comparer deux sources
- Repérer la date des données, distincte de la date de publication.
- Lire la liste des catégories comptées et vérifier si les surfaces agricoles ou forestières sont incluses.
- Vérifier si la source publie un rang ou seulement des valeurs.
- Ne comparer que des valeurs issues du même périmètre et du même millésime. Sinon, reprendre les surfaces brutes de chaque ville et recalculer avec un périmètre commun.

Que compte-t-on comme espace vert ?
Un chiffre en m² par habitant n’a de sens que si l’on sait ce qui a été additionné au numérateur. Les sources citées dans cet article n’appliquent pas le même périmètre.
Le calcul le plus large recensé ici est celui du classement mondial de 50 villes établi par Travelbird. Il inclut les forêts, terres agricoles, vignobles et golfs. Une parcelle viticole ou un parcours de golf entre donc dans le total, au même titre qu’un parc urbain. Un chiffre issu de cette méthode n’est pas comparable à un espace vert strictement urbain.
Le Palmarès des villes vertes 2017 (Unep et Hortis) procède par exclusions ciblées, propres à chaque ville :
| Ville | Chiffre publié | Surface exclue |
|---|---|---|
| Strasbourg | environ 116 m² par habitant | surfaces agricoles |
| Angers | près de 100 m² par habitant | forêts |
Ces deux chiffres ne reposent donc pas sur la même base : Strasbourg est mesurée sans ses surfaces agricoles, Angers sans ses forêts. Un écart entre les deux villes peut venir en partie de ces exclusions, et non seulement de la présence réelle d’espaces verts urbains.
Avant de comparer deux chiffres, vérifiez trois points dans la source : les terres agricoles sont-elles incluses ? Les forêts le sont-elles ? Les golfs et vignobles entrent-ils dans le calcul ? La réponse détermine si les deux valeurs sont réellement comparables.
Comment choisir sa ville selon la nature de proximité ?
Un total d’espaces verts par habitant ne dit pas quel type de nature est accessible au quotidien. Les deux classements de la fiche utilisent des périmètres de calcul différents : Strasbourg est citée hors surfaces agricoles, Angers hors forêts, et le calcul Travelbird inclut forêts, terres agricoles, vignobles et golfs. Une ville bien classée peut donc offrir surtout des massifs forestiers ou des champs, éloignés du logement.
Trois types de nature se distinguent par leur usage :
| Type d’espace | Usage typique | Question à se poser |
|---|---|---|
| Forêt périurbaine | Randonnée, promenade longue | Faut-il un trajet en voiture ou en transport pour y accéder ? |
| Parc urbain | Promenade, sport, sorties en famille | Se trouve-t-il dans le quartier de résidence ? |
| Jardin de quartier | Pause courte, rencontres de voisinage | Est-il visible depuis le domicile ou à quelques minutes à pied ? |
Un jardin de quartier se fréquente souvent sans planification, alors qu’une forêt périurbaine suppose une sortie organisée. La distance au domicile est un critère pratique à considérer, en plus de la superficie totale de la commune.
Méthode pour comparer deux villes :
- Tracer à pied un rayon autour du logement envisagé et repérer les espaces verts présents.
- Vérifier dans les données publiques de la commune ou de l’intercommunalité quels types d’espaces sont recensés.
- Identifier si le chiffre annoncé inclut des surfaces non accessibles au quotidien.
- Comparer ensuite les types d’espaces avec son propre mode de déplacement et son rythme de vie.
Questions fréquentes
Quel est le niveau moyen d’espaces verts par habitant en France ?
La moyenne nationale retenue est de 48 m² par habitant, issue du Palmarès des villes vertes 2017 de l’Unep et Hortis. Ce chiffre date de 2017 et n’a pas été actualisé dans les sources consultées.
Peut-on comparer directement deux villes sur leur surface verte par habitant ?
Oui, à condition que les deux valeurs reposent sur le même périmètre de calcul et la même année de référence. Strasbourg (environ 116 m², hors surfaces agricoles) et Angers (près de 100 m², hors forêts) n’ont pas été mesurées selon les mêmes critères.
Pourquoi les chiffres de Marseille ou de Paris ne correspondent-ils pas à ceux du Palmarès ?
Ils proviennent d’un autre classement, celui de Travelbird sur 50 villes, qui intègre forêts, terres agricoles, vignobles et golfs. Marseille y apparaît 11e avec 111,77 m² par habitant, un total nettement plus large que la notion d’espaces verts urbains.